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Là Hors De

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Voir toutes les images ! crédit photo : Elisabeth Rull et Xavier Chabert


SAN DIEGO
de David Greig 

Octobre 2007 - Les Subsistances

 une pure invitation au voyage déjanté… (Le Progrès)
A San Diego, il y a des histoires qui donnent (enfin!) envie d'aller au théâtre. (Lyon Capitale)

Photos


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Répétitions San Diego aux Subsistances en 2007

Reportage


Reportage RecMag lors de la Maquette



PRESSE  :

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false Visuels San Diego

Contact presse :
Barbara Prost
Contact production : Joseph Paillard

 


Des personnages déboussolés, comme en zone de transit : ici des hommes cherchent des femmes, des femmes se cherchent elles-mêmes, cherchent Dieu, ou un ailleurs, mais pas les hommes ; ici les mères ont le sexe des anges, les auteurs se reproduisent à grande vitesse, et tout le monde veut prendre l'avion...

REPRÉSENTATIONS :
les 18, 19, 20, 22, 23, 24, 25, 26 et 27 octobre 2007

Résidence de création :
du 25 juin au 13 juillet 2007

Les Subsistances
8 bis quai Saint Vincent 69001 Lyon
Réservation recommandée : + 33 (0) 4 78 39 10 02

  • Avec Geoffrey Carey, Najib Oudghiri, Eric Massé, Simon et Timothy Marozzi
  • Mise en scène, Nathalie Veuillet
  • Création sonore et vidéo, Wilfrid haberey
  • Lumière, David Debrinay
  • Vidéo, Maximilien Dumesnil
  • Régisseur, Denis-Fabien Corlin
  • Assistante scénographie, Alexandra Nunes
  • Assistante à la mise en scène, Charlotte Dumoulin
  • Coaching, Selena Hernandez

La pièce


SAN DIEGO, pièce inédite en France de l’auteur écossais David Greig est le nouveau projet de création de la compagnie Là Hors De.



Un texte insolite et ludique où l’histoire s’efface sous des histoires.
Plusieurs histoires qui se tissent entre elles au moyen de vols internationaux, de téléphones portables, de radars en perte de repères et d’oisons sauvages à la recherche du Groenland.
Des personnages déboussolés, comme en zone de transit : ici des hommes cherchent des femmes, des femmes se cherchent elles-mêmes, cherchent Dieu, ou un ailleurs, mais pas les hommes ; ici les mères ont le sexe des anges, les auteurs se reproduisent à grande vitesse, et tout le monde veut prendre l’avion… C’est cette humanité vivante et attachante que Là Hors De se propose de vous faire découvrir en avant-première au moyen d’une maquette mettant en scène nos esquisses et nos pistes de travail.
Du désert du Nevada à l’Écosse en passant par le Niger, nous vous invitons à découvrir notre carnet de voyage créatif avant l’embarquement ultime de l’automne 2007.
Les personnages de David Greig sont attachants et empreints de cet humour écossais qui les jette dans un incessant décalage temporel et sentimental. Ils explorent les méandres de la fuite, en recherche systématique de repères afin de trouver « la direction à prendre ».

L’auteur, David G., se met en scène dans cette quête, programmant son assassinat par Oie Cendrée, jeune clandestin nigérien qui forment avec Pie et Innocent un trio à la Beckett. Ce sont les heureux possesseurs d’un briquet, d’un couteau, d’un melon et d’un livre. Ils ont une série de missions très sérieuses à remplir : empêcher le sable d’envahir la ville à l’aide d’une pelle, transformer de la viande de porc en galettes, faire parler les américains au téléphone et retrouver la mère d’Oie Cendrée choriste pour le chanteur Mc Cartney.

Kevin est le pilote du 747 qui a amené Oie Cendrée et David G. à San Diego. Quand il atterrit, il doit faire face à sa vie complètement morcelée.
Son jetlag est peut-être la cause de son incapacité à se situer au sol, à donner sa position clairement et à communiquer avec ses deux enfants Laura et Andrew.
Andrew est acteur, il est un tout jeune papa. Il tourne actuellement un film dans le désert du Nevada où il interprète le rôle principal. Il joue le pilote, sorte de héros à l’américaine, lors d’un détournement d’avion qui l’amènera à conduire les survivants du vol, aux confins du désert jusqu’à Abou Dhabi, accompagné d’Amy la sulfureuse hôtesse de l’air.
La femme d’Andrew, Marie, regarde aussi en direction du ciel mais pour se vouer à une soudaine crise mystique violente, abandonnant mari et nourrisson pour mettre le voile et chercher Dieu.
Laura, la sœur d’Andrew, consomme sa dépression dans un hôpital londonien où elle rencontre David dont elle tombe amoureuse. Celui-ci est atteint de déficit chronique de l’attention, mais essaie néanmoins de mettre ce qu’il lui reste de concentration au service d’un projet qu’ils ont en commun : partir ensemble, à la suite des oies sauvages, vers le Groenland, afin peut-être de découvrir le secret de « la direction à prendre ».
Les comédiens



Geoffrey Carey
Lorsqu’il débarque à Paris dans les années 70, ce jeune américain, originaire de Californie, découvre la neige, l’utilité du parapluie et le théâtre français. Il se forme au Conservatoire national d’art dramatique de Paris puis étudie la Danse Moderne avec Peter Goss et le chant avec Mme Sanlaville.
G. Carey dit souvent qu’il se fie à son instinct et celui-ci ne le trompe pas. Au théâtre, il collabore avec Roger Planchon, Georges Wilson, Jean-Claude Fall, Pascal Rambert, Claude Regy, Luc Bondy, Stanislas Nordey, Gilberte Tsaï, Richard Brunel, Dan Jemmet et Bruno Meyssat. Au cinéma, il joue sous la direction de Luc Besson, Arnaud Depleschin, Raoul Ruiz, Édouard Molinaro, Thomas Gilou... À la télévision, il a tourné avec Michel Favart, Joel Farges, Bob Wilson, Luc Beraud, Jim Goddard...

Éric Massé
À l’École du CDN de Saint-Étienne, Éric Massé fait ses gammes d’interprète sous la direction de Ludovic Lagarde, Daniel Girard, Robert Cantarella, Alexandre Del Perugia, puis rejoint l’Unité Nomade de Formation à la Mise en Scène sous le regard de Franz Wittenbrink, Jean-Pierre Vincent, Kristian Lupa…
En 2000, aux côtés d’Angélique Clairand, il fonde « la Compagnie des Lumas », avec la volonté d’associer différents publics à son processus de création et à son questionnement sur l’espace du jeu théâtral (théâtre, usine, appartement, maison d’arrêt…). En parallèle, il poursuit son parcours d‘interprète avec Agnès Coisnay, Dusan Jovanovic, Hervé Dartiguelongue, Sophie Le Garroy, Eva Doumbia. Il est membre du collectif atypique des Bouffons de Luxe.
En 2004, il rencontre Nathalie Veuillet et interprète Pasolini dans « Pier Paolo ou la jeunesse immortelle ».


Simon Marozzi
Il rejoint la Cie Là Hors De en 1999 pour interpréter (aux côtés de son frère jumeau) le rôle de « Franz » dans les Brigands de F. Schiller. Il participe depuis à la majorité des créations de la compagnie (Strip Tease, Le Détour, Warhol Fact, Big White Bird, Ex Pasolini…) et s’associe en tant qu’interprète pluridisciplinaire à de nombreuses actions artistiques dans le cadre du Projet Sputnik. Ses origines anglaises lui donnent le goût des rencontres cosmopolites et hétéroclites :
il collabore en France avec Judith Lesur, Christophe Feutrier et Roger Planchon; il se produit au théâtre Cheloviek de Moscou et au théâtre national de Kaza au Tatarstan, et joue l’auteur Mark Twain en version originale sous la direction de Kester Lovelace.

Najib Oudghiri
Après une formation au Conservatoire du 5e arrondissement de Paris sous la direction de Bruno Wacrenier, il intègre pour trois ans l’École Nationale Supérieure de la Comédie de Saint Étienne. Depuis sa sortie de l’école, en 2003, Najib Oudghiri a déjà collaboré avec J-C Berutti, F. Barnola, François Rancillac, Céline Garcher. Plus récemment, on a pu le voir sous la direction de Sophie Gadmer dans « Projet Shonagôn ».
(distribution en cours)
L'auteur


David Greig est né en 1969 à Edimbourg. Après avoir étudié la littérature anglaise et le théâtre à l’Université de Bristol, il devient auteur résident à la Royal Shakespeare Company. Il est salué par le Scotland on Sunday comme « le plus doué des nouveaux auteurs écossais ». Il a écrit une quinzaine de pièces de théâtre (jouées en Allemagne, Espagne, France et Belgique) ainsi que de nombreuses pièces radiophoniques et un scénario pour le cinéma.
Il est membre de la Commission du Royal Court Theater, du National Theater Studio et du Traverse Theater.

 
BIBLIOGRAPHIE
Frontline Intelligence (includes ‘Europe’) Methuen, 1994
One Way Street, 1995
The Architect Faber and Faber/Traverse, 1996
Europe/The Architect Methuen, 1996
Danny 306 + Me (4Ever) (musical) Traverse, 1999
The Cosmonaut’s Last Message to the Woman He Once Loved in the Former Soviet Union Methuen, 1999
The Speculator/The Meeting Methuen, 1999
Victoria Methuen, 2000
Casanova Faber and Faber, 2001
Dr. Korczak’s Example Capercaillie, 2001
Battle of Will (translation) Oberon Books, 2002
Greig Plays : 1 (contents : ‘Europe’; ‘The Architect’; ‘The Cosmonaut’s Last Message to the Woman He Once Loved in the Former Soviet Union’) Methuen, 2002
Outlying Islands Faber and Faber, 2002
Caligula (translation based on literal translation by Chris Campbell) Faber and Faber, 2003
San Diego Faber and Faber, 2003
Oedipus the Visionary Capercaillie, 2005
Pyrenees Faber and Faber, 2005
The American Pilot Faber and Faber, 2005

PRIX ET RECOMPENSES
2005 TMA Theatre Award for Best New Play (shortlist) Pyrenees
2004 Laurence Olivier Award for Best Revival (shortlist) Caligula
2004 Creative Scotland Award
2003 Critics Award for Theatre in Scotland (Best New Play) (shortlist) San Diego
Le choix


Qu'est-ce qui à motivé le choix de la pièce San Diego ?

Un coup de foudre ! Et oui tout vient du ciel en ce moment.
San Diego est un texte qui parle du sens à donner à la vie, vaste question à laquelle D G n’essaie surtout pas de répondre. J’ai adoré l’humour et l’intelligence de la construction dramaturgique. Le fait de mettre en scène des espaces géographiques éloignés, des simultanéités d’actions où le corps même de l’acteur peut devenir un élément de raccord spatio-temporel. C’est un beau défi de dispositif scénique et de direction d’acteurs.
De plus, je trouve que cette pièce développe une thématique en filigrane très rare, la fuite et/ou la disparition des mères, au sens matriarcal.



Nous sommes habitués au fait qu’un homme quitte sa famille pour disparaître sans laisser d’adresse, dans ce texte ce sont les femmes/mères qui prennent la poudre d’escampette.
Et c’est peut-être cela qui d’un seul coup dérègle le magnétisme de la planète et qui fait que les personnages sont en complète déroute. J’ai tout de suite lu cela, je ne sais pas si D G l’a écrit de manière consciente, mais j’ai tout de suite été plongé dans un monde à notre porte temporelle où les femmes ayant pris de plus en plus de pouvoir au niveau politique, économique… pourraient aussi acquérir massivement cette aptitude (conjointe au pouvoir) à l’abandon, à la fuite, à la lâcheté. Cela m’a fait beaucoup réfléchir. Un univers à la Houellebecq, à la fois prospectif et réaliste. Et si les femmes fuguaient, serait-il possible pour ces hommes de prendre encore des décisions, (rires) de bonnes décisions pour le monde !
Cette pièce interroge aussi nos repères, nos appartenances, nos origines et notre aptitude à l’accueil et à la compréhension de l’autre, étranger ou intime. Comme vous le voyez, les raisons ne manquent pas pour se lancer dans l’aventure et peut-être oser s’y perdre aussi.
D G a ce talent rare de pouvoir écrire un texte pour le théâtre où se mêlent des préoccupations de forme traditionnelle (dialogues/personnages…) et très contemporaine par la suggestion de dispositif technique de mise en abyme à l’infini (comme un miroir sans fin), et en cela il nous restitue vraiment la fonction du théâtre. Un moyen de questionnement éternel de ce que nous sommes.
La maquette


Au mois de septembre 2006, nous présentions aux Subsistances, une maquette, des pistes lancées après la première période de résidence...

Pourquoi présenter la maquette de votre future création?

L’intérêt que nous pouvons voir dans cette maquette qui va revêtir la forme d’une installation son et vidéo-live, (live signifiant que les comédiens sont présents et interprètent des extraits de scène,) est d’attiser la curiosité et le désir du public et des professionnels quant à notre processus de création.
En effet, le public n’a pas souvent l’occasion d’être convié à partager les partis-pris de créations en amont de la représentation. Souvent, il n’a que le résultat du travail. Ceci participe au côté magique du théâtre, bien sûr, mais sur certaines pièces très riches, le fait d’essayer de donner à voir les ficelles et les questionnements, permet une approche plus large de l’œuvre et plus sensible. Cela multiplie les points de rencontres.



C’est important pour l’équipe d’artistes que nous sommes de pouvoir prendre rendez-vous et partager des bribes, des esquisses autrement que sous la forme d’une lecture ou d’une répétition ouverte au public, avant le dénouement finalisé. Nous travaillons un peu comme dans l’industrie textile, en établissant un carnet de tendance : recherche de matières, matériaux, tests d’échantillons.
C’est une manière aussi de ne pas perdre en route, et du coup de matérialiser, toutes les veinules d’inspirations qui ne seront peut-être plus présentes au résultat final, mais qui sont comme autant de chemins en germe pour une autre interprétation de l’œuvre.


  

 

 
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