Retour

[H]AUTEURS | NODE ZONE | SPUTNIK PROCESS | LÀ HORS DE

Prochainement : les (h)auteurs

Déambulation Verticale et Littéraire
Lecture
des (h)auteurs en ascenseur, escalier, salon, salle-de-bain...
Avec Fred Houdaer, Judith Lesur, Xavier Picou, Leïla Lovato, Patrick Ravella, Pierre Evrot, Philippe Puigserver.

Rendez-vous le 25 janvier 2007 dans le labyrinthe de leur imagination et de la barre des 1000 : 224 boulevard de la Duchère 69009 Lyon

lundi 10 septembre 2007

Lesur

ressucitation

un bond en arrière ou une avant-garde ?

mercredi 3 janvier 2007

Dittmar

Un terrier dans "le terrier" (entre-temps)

J’ai organisé mon terrier, et il m’a l’air bien réussi.

Lire la suite

lundi 1 janvier 2007

Picou

DIRTY DOZEN

J’ai rendez-vous avec mon ex…



Statique, je fixe le portail métallique,
Que mes yeux usent à force d’attendre tandis que ma clope rend des cendres…
Alors en décembre, ces réflexes zygomatiques m’indiquent qu’au fond je suis toujours le même,‘non, je n’ai pas changé…’
J’rumine la même gomme élastique mais n’aspire plus à l’embrasser…
On a du trop se brasser, j’sais pas…
Chronologie plutôt classique, d’unique’ suis passé au statut de copain lambda…
Un coup de foudre brasier comme une lambada ‘do brasil’ excite le cœur,
Puis exit la cabane à pleurs, une tranche de copa en exil,
Et finalement d’autres tartines made in copa cabana style m’les ont brisé comme Roberta castre Chico sur la playa…

A moins que ça ne soit l’inverse… ?
Donc en transe comme cochees, j’prépare ma transition pépère sur un transat,
J’vise plusieurs tigresses mais l’œuf rate et on termine brouillé…
Une fois la mère morte, je joue des percus du torse because ‘I kiss football’,
Même si au final j’ai plutôt l’air d’un king con quand retentit le gong,
Dandy en tongs qui défend bec et ongles son standing…
Les nanas me mettent des rateaux, tant pis, j’me construis un château et une table en sable,
En sirotant du ‘Tang’, je joue au Mah-jong avec mon majordome, un travesti fraîchement débarqué de Hong-Kong (l’est trop fort c’type !)
Il tire sa lunette de Galilée, rie comme si j’lui f’sais des guilis,
Car il voit qui ? J’vous l’donne en mille…
La baleine Galak constipée du jet d’eau s’échouer…
C’est chouette, non ?

Lire la suite

dimanche 31 décembre 2006

Houdaer

Tout sur les autres (3)

Leïla
Pierre
et moi
mangeons des papillotes
en regardant pendre Saddham
à moins que ce ne soit l’inverse

bien sûr
ces images nous indignent
ne caressent pas notre fibre humaniste
dans le sens du poil

heureusement
je repêche une excellente citation de Sacha Guitry
dans ma papillote
j’en fais profiter mes camarades
soucieux de leur bien-être

Lesur

en 2007, ayons du chien !

mordant2

vendredi 29 décembre 2006

Houdaer

Tout sur les autres (2)

Judith n’en finit plus avec son jeu de jambes… pardon, de langue.

jeudi 28 décembre 2006

Houdaer

Tout sur les autres (1)

On sait ce qu'a bricolé P.O.Dittmar pendant les fêtes.

mardi 19 décembre 2006

Les (h)auteurs

la nouvelle tentative de texte collectif, c'est ici !

    Pour commencer, je fais place nette; j'élague, je vidange, je jette.
  Get 27 derrière la cravate, tiré à quatre épingles, j'en jette, nouvelle pioche, as de trèfles...
   Ça ne vaut pas tripette, autant dire des nèfles, un trip de tapette, tant pis, je me sers une anisette à l'eau, je me jette.
    À la table taquine du Poker, le Joker menteur s’amuse à me narguer d’un narguilé d’anis étoilé dans le fond de son oeil dilué.
   Une rouquine roucoule et demande une carte, je m'écarte, elle montre son jeu, songeur, je me démonte : quatre dames...
  ... d'accord... Mon brelan n'y peut rien, mais je tiens ma revanche, on enchaine sur un strip... Cependant une question me dérange... Ce matin, ai-je enfilé un slip???!
    Je flippe, le flash de ma chair flapie sous les papilles de la fille à chevelure de feu se faufile sous mon front, je feule "fuck" et mon souffle fait vaciller ses faux cils.

dimanche 17 décembre 2006

Puigserver

Simon

Simon prenait rarement ses trains dans les temps. Souvent, il courait, suait, pestait et s'engouffrait dans le wagon au moment où la porte se fermait. Parfois, il voyait le train lui filer sous les yeux. La colère le soulevait alors et il frappait du pied tout ce qui lui tombait dessus ; une canette oubliée, un caniche, son sac de voyage. Une fois même, il avait violemment heurté le composteur qui symbolisait la rigidité de la sncf et des temps modernes à laquelle il se soumettait avec trop de bienveillance ; 3 semaines de plâtre.
Simon le savait, il voulait faire trop de choses, il bourrait les heures comme son père jadis le coffre de la voiture familiale les jours de grand départ. Ce père qui mettait un point d'honneur à ne rien laisser de ce qu'avait prévu sa femme, quitte à laisser ses enfants dans l'inconfort, une fesse sur la banquette, l'autre sur la malette à pharmacie.
Simon pouvait s'emporter dans des proportions déraisonnables lorsqu'il s'agissait de vétilles, comme rater un train ou une sortie d'autoroute. Son sens commun se recroquevillait en boule dans un coin reculé de son cerveau, tremblant, les oreilles à l'arrière et la rage prenait le commandement. Simon vitupérait ainsi contre lui-même et contre l'ordonnancement du monde et ne souffrait pas qu'on puisse lui venir en aide. Chaque parole de réconfort et d'appel au calme lui cinglait le visage. Il avait alors la force d'un titan car il n'était soutenu par aucune raison. Il réglait ses comptes à sa boulimie et balayait quiconque se mettait sur son passage. Sa violence était d'autant plus grande que l'argument était futile.
Ainsi, il pouvait garder son sang froid pour les occasions sérieuses, les situations dites de crise, pendant lesquelles nombre d'amis recherchait sa clairvoyance et ses conseils judicieux.

vendredi 15 décembre 2006

Houdaer

RUE DE LA PIÉMENTE (LYON 9ème)

je la vois
grimper
dans un bus qui ressemble
à un vaisseau spatial
je la vois
faire poinçonner
son A.D.N
je la vois
disparaître
au milieu des passagers qui sont autant
d’extraterrestres
je suis le seul
être
humain
qu’elle connaît
je le lui crie
en vain
j’essaye de l’écrire
sur une vitre du bus
j’ai le bout des doigts gelé
quand l’engin quitte la station
il ne me reste plus
qu’à créer une secte
certains ne se sont pas gênés de le faire
avec moitié moins de visions
moitié moins de blessures