Vive le blog !
Par Philippe Puigserver, mardi 14 novembre 2006 à 14:52 :: Philippe Puigserver :: #484 :: rss
Hier soir, j'ai vu un très mauvais spectacle où le vide abyssal détruisait la moindre parcelle de talent. Le public applaudit avec molesse, mais il applaudit. Par habitude ? Par politesse ? Pour effacer ce qu'il venait de voir ? Bref, ce matin, je n'avais pas le moral puis mon mail m'avertit de quelques commentaires sur mon billet à la gloire de Calet.
Une éloge et un tampon, la parité est ici respectée (je ne parle pas des commentaires des amis que je connais). C'est chouette tout de même le blog, me suis-je dit. Est-ce le moyen de sortir de la consommation culturelle où tout passe, où tout lasse, où chacun applaudit en pensant à autre chose ? J'aime l'idée que la parole circule et que les avis (positifs/négatifs) se déclarent. Mais une chose me chagrine ; pourquoi avancer masqué ? J'aimerais bien continuer le débat mais où vous joindre Josette et Ange ? Je continue via le blog en ne sachant pas si je suis dans la ligne éditoriale des (h)auteurs …
En fallait-il une preuve ?, le conformisme et l'invention sont des concepts décidément fluctuants, et à la vérité, je m'en fiche pas mal. En revanche, je pense que la sincérité est une donnée assez révolutionnaire par les temps qui courent. Je me croyais très centré, Ange m'apprend que je suis à la périphérie. Fichtre, la crise de l'immobilier va en s'empirant ! Ceci dit, l'idée de la périphérie est assez plaisante, c'est le début du voyage.
Quant à la surface du sens, très cher Ange (rédempteur ?), je suis prêt à suivre une analyse dans votre cabinet.
Continuez de m'encenser, de m'éreinter, vous serez les éditeurs que je cherche en vain. Josette, merci 1000 fois (merci aussi pour l'itinéraire qui mène à Pierre Michon), et grâce à Ange, merci 10 000 fois (j'ai le sang latin). Ange, merci, vous avez le don de faire fructifier ma reconnaissance. Ange/Josette, et si c'était une seule et même personne ? A suivre …
Sachez tous que mon écriture m'est constitutive, je ne recherche ni effets, ni paillettes. Je n'écris pas pour mon nombril mais bien pour partager quelques miettes de fraternité.

Commentaires
1. Le mercredi 15 novembre 2006 à 13:59, par judith
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