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lundi 27 mars 2006

Dittmar

Sur Mars


J'ai trouvé l'image d'une vallée sur Mars qui a l'air bien tranquille. Je crois que j'y ferais bien un tour quelques heures, goûter le calme.

Cette semaine, le plus ordinaire était fascinant comme une jolie fille et j'ai eu bien du mal à dormir.

Vincent disait : "Une AG c'est comme la TV le soir, tu y restes des heures en espérant qu'il va se produire quelque chose: tu n'arrives pas à décrocher même s'il ne se passe rien"

dimanche 19 mars 2006

Dittmar

quartier/pas de quartier


Avec le son sur le portofolio de Karim El Hadj et Erci Dumes

Quartier:
2. Vieux ou littéraire: Vie sauve. Synon: grâce, merci, miséricorde.

Au fig. Grâce, miséricorde. Ne disputons plus, je vous demande quartier
Si cette innocence ne désarme pas la critique, il n'y a plus de quartier à espérer pour personne
(Paul-Louis Courier, Lettres Françaises et Italiennes., 1810, p. 813).
La colère de la bourgeoisie menacée ne fit aucun quartier. Les insurgés furent abattus comme des malfaiteurs
(Jacques Bainville Histoire de France, t. 2, 1924, p. 172).

dimanche 12 mars 2006

Dittmar

Tout est culture

"Cette disparition de l'auteur qui s'absente dans l'écriture débouche sur une nouvelle conception du texte, en tant qu'espace à dimension multiples, où se marient et se contestent des écritures variées, dont aucune n'est originelle: le texte est un tissu de citations, issues des mille foyers de la culture. Le rôle de l'écrivain se borne dès lors à mêler les écritures.

La mort de l'auteur conduit, logiquement, à celle du critique, désormais relayé par le lecteur. Le lecteur représente en effet le lieu où la multiplicité du texte se rassemble: l'unité d'un texte n'est pas dans son origine, mais dans sa destination."

R. Barthes, "La mort de l'auteur" in Le bruissement de la langue, 1968


Portrait de l'auteur en Narcisse

mit Roulio

samedi 18 février 2006

Dittmar

L'aspic


Frontière israelo-egypto-palestinienne

Le physiologue dit:

L’aspic à l’allure d’un chat sauvage. Le mâle réside en Orient et la femelle en Occident ; lorsqu’arrive le jour de leur désir mutuel en vue de l’accouplement, le mâle quitte l’orient et se met en marche, et la femelle quitte l’occident et ils s’unissent au Sud. Or la femme n’a pas de partie naturelle qui permette au mâle de s’unir à elle, et du coup elle ouvre la bouche ; le mâle plonge alors sa tête dans la femelle et celle-ci resserrant les dents par suite du plaisir qui comble son désir, tue le mâle : voilà comment se produit la conception, et en vérité, le mâle meurt. Lorsqu’elle doit mettre bas, vu qu’elle n’a pas d’orifice naturel ses petits grignotent le ventre de leur mère et se fraient un passage vers l’extérieur, tandis que leur mère meurt. Ils vengent leur père. Lorsque les enfants sont devenus adultes, le mâle repart aussitôt en Orient et la femelle en Occident, exactement comme l’ont fait leurs parents, jusqu'à ce que revienne le jour de leur désir mutuel.

Physiologos, 55 (IIe s.)


Mirâdj de Muhammad, Haydar.qulî.naqqash (et collab. ?), Iran, 17e siecle


Muhammad devant le nilometre, qazwînî (al-), adjâ'ib al-makhlûqât (trad. rûdûsîzâde), Turquie, v. 1685

dimanche 5 février 2006

Dittmar

"Chez Sylvain"


Samedi 11, dans la soirée, il va se passer quelque chose dans le 9eme arrondissement de Paris (Ile de France). Ce sera à l’angle de la rue Milton et de la rue Manuel, ça commencera à 23h dans l’estancot ( ?) « chez Sylvain » et ce sera gratuit.

Sylvana, Victoria, Dalida et Python seront naturellement là ; Sylvana portera, superbe, une robe de lumière au chromatisme changeant qu’elle s’est faite faire sur mesure à partir d’un modèle porté par la chanteuse Sade ; Victoria égale à elle-même, en hôtesse de l’air, dansera, des serpents vivants enroulés autours de ses bras ; tard dans la soirée Dalida s’endormira dans un immense cœur de velours rouge, Python portera alors autour du coup son collier à pointes de diamant, et sur elle son toujours placide regard.

faites tourner
A samedi

samedi 4 février 2006

Dittmar

La nuit j’altère


Googlelisme : le blog altérant

ALTÉRER, verbe trans.

I. Rendre autre, changer, modifier.
Empr. au b. lat. alterare (de alter « autre ») « changer (ordinairement de bien en mal) »

II. MUSIQUE
Altérer un accord. Modifier sa composition spécifique.
« Dans les Contrepoints autres que ceux à l'8ve, il est quelquefois nécessaire d'altérer les intervalles en les renversant ».
T. DUBOIS, Traité de contrepoint et de fugue, 1901, p. 89.

III.[Le suj. du verbe est un inanimé, l'obj. désigne une pers. ou un animal]
Donner soif
Par extension :
« Baldassare ne distinguait pas les gens debout sur le pont [du trois-mâts] qui levaient leurs mouchoirs, mais il devinait la soif d'inconnu qui altérait leurs yeux... »
M. PROUST, Les Plaisirs et les Jours, 1896, p. 46.* (feet. Yoann Moreau)

jeudi 26 janvier 2006

Dittmar

Blanche fourrure

Au fait,

merci à tous, j’ai adoré

merci aussi à Rodolphe et Misgav pour le coup de pouce

et au fait,

j’ai bien réfléchi, cette fois si c’est sûr, Clody, Barbara, je suis près à me séparer de ma foufoune blanche pour ascenseur.

Vous en ferez sûrement un meilleur usage que moi…

vendredi 23 décembre 2005

Dittmar

L'appartement des hauteurs

Son appartement mansardé était situé sur les hauteurs. Il s’y rendait les après-midi, lorsqu’il faisait trop chaud pour écrire, trop chaud pour faire la sieste, trop chaud pour tout. Assis à son bureau, face à la fenêtre, il laissait reposer ses yeux sur cette surface immense de toits, de zinc hostile, brûlant au milieu des journées d’été. D'ici la ville lui apparaissait comme une plaine immense et grise, un cortex de zinc.

« La ville est morne et lasse et ne se défend plus ». Sûrement, on avait tout pris à l'envers. Cette forme était issue d'une longue défaite du paysage, d'une soumission. Dans ce plateau passif, ce corps violé, les hommes se sont enfoncés, à force de passage, de frottement. En se succédant inlassablement sur les mêmes lieux, de mères en filles et de pères en fils, ils ont usé la roche, creusé des chemins, des ravines, des vallées enfin. Ils ont, pendant des siècles, emprunté les même trajets pour se rendre le matin au boulot, le soir (car lassés du boulot) à des rendez-vous galants et la nuit (car lassés des rendez-vous galants, quittant des intérieurs devenus silencieux) ailleurs.



« La ville est morne et lasse et ne se défend plus ». Par la fenêtre de son appartement, son regard parcourait ces failles creusées dans le calcaire gris.

En bas, le soleil ne pénètre que par accident, au bénéfice d’une orientation favorable : grandes coulées de lumière que chacun goûte comme un événement. Toujours plus bas, toujours plus profond. Chaque pas enlève quelques millimètres de bitume. Dans ces rues, ce n'est pas sur des couches successives de morts, d'ancêtres, que l'on marche, mais dans leurs pas ; dans des rues que bon an mal an ces derniers avaient creusé ; dans des rues, leurs lits de pierre. En bas, la mémoire est verticale. En cherchant la lumière, en se haussant, le regard croise les strates anciennes. Ces cellules abandonnées, tout là haut – les anciens niveaux de sol. Dans les parois, comme fossilisées, des traces de luttes oubliées, des corps de craie. La succession de ressacs et d'encorbellements trahit la résistance du milieu, le combat renouvelé à différentes périodes, entre la pierre et les autres, qui continuent à creuser.

A l’heure de la sieste, la ville est déserte et Madrid semble abandonnée.

Les failles sont devenues irrespirables et l’humanité vie dans les parois du monde. Elle ne pratique les rues que poussée par la nécessité. En fait, la ville de demain existe déjà, alors même que rien ne semble avoir changé. Le sol est rongé et le futur a son décor. Des tuyaux sous la terre, obscurs mais bien frais.

Perdu dans ses visions d’obscurité et de souterrains, Ramon n’y voyait plus rien. Ce que la nuit était tombé dans les rues. Le moment qu’il préfère : cette demi-heure ou chaque soir sa vision se réalisait avec le plus de justesse ; quand le soleil devenu doux enluminait encore les toits, sa mansarde avec, et qu’en bas déjà milles petits feux luttaient pathétiquement contre l’obscurité. Lorsque son appartement était à son tour devenu sombre, Ramon se levait de son bureau, fermait la porte de la mansarde à double tour, et descendait par les escaliers.

vedere il diaporama :

mercredi 7 décembre 2005

Dittmar

essai

bonjour à tous

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c'est un essai... j'ai pris un chemin de traverse pour voir, au cas ou...