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Prochainement : les (h)auteurs

Déambulation Verticale et Littéraire
Lecture
des (h)auteurs en ascenseur, escalier, salon, salle-de-bain...
Avec Fred Houdaer, Judith Lesur, Xavier Picou, Leïla Lovato, Patrick Ravella, Pierre Evrot, Philippe Puigserver.

Rendez-vous le 25 janvier 2007 dans le labyrinthe de leur imagination et de la barre des 1000 : 224 boulevard de la Duchère 69009 Lyon

jeudi 4 mai 2006

Houdaer

jeudi 4 mai 2006

J’ai déniché les « Écrits corsaires » de Pasolini chez un bouquiniste. À trois euros. Et je ne les ai pas achetés. Je suis un con.

Pour me consoler, je viens de trouver le blog de Fabrice Melquiot.


Pendant ce temps là, Peter Handke est censuré au nom des droits de l’homme et de l’humanisme. On vit une époque formidable. Woody Allen disait que « La dictature pour un artiste, c’est ferme ta gueule, et la démocratie, c’est cause toujours ». On voit vers quoi s’oriente notre société. Demain, elle sera bien propre sur elle et elle puera.



Elfriede Jelinek (Prix Nobel de Littérature il y a deux ans) se dit "horrifiée" par la décision de Monsieur Bozonnet, administrateur de la Comédie Française. Il y a de quoi.

mardi 2 mai 2006

Lesur

science (de la) fiction

"La plupart des autorités en matière d'économie et de sociologie tiennent une organisation comme la cité pour une conception absolument impossible (...)."

Clifford Simak - DEMAIN LES CHIENS

                                            cité

(photo POD - nuit du Marathon) 

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dimanche 30 avril 2006

Lesur

papier tigré

 

perdre pied pour absence de pedigree

prendre pierre contre abstinence de progrès

pendre prière pour assistance maugréée

pourfendre père pour arrogance non agréée



samedi 29 avril 2006

Houdaer

Tigre en papier

« Le bidonville, c'étaient tous des prolos marocains et algériens qui bossaient à Chausson ou à Simca-Poissy, des types magnifiques, graves et réservés, solennels et généreux, rien à voir avec la petite pègre d'aujourd'hui.
Là tu vois que la fille de Treize a un haut-le-corps. C'est vrai tu avais oublié, c'est de son âge, elle est toute farcie de l'idéologie des bourgeois branchés, les «jeunes des cités », dits plus simplement les «jeunes », c'est sacré, de la pure victime, ça a beau jouer du couteau et du pitbull, dealer et racketter, violer, brûler des synagogues, terroriser profs et prolos, c'est de l'hostie consacrée, oui, l'Agnus Dei des « bobos ». Autrefois quand on était marxistes, dis-tu à la fille de Treize, pas progressistes, pas humanitaires pour deux sous, on appelait cette engeance du lumpen-prolétariat, ça voulait dire à peu près la même chose que nervis, hommes de main, indics, SA, miliciens, de la main-d'œuvre à terreur, de la valetaille de dictatures. On ne se sentait pas obligés, mais alors pas du tout, d'admirer le lumpen »
Olivier Rolin, "Tigre en papier"

vendredi 28 avril 2006

Lovato

Confession d’une enfant du siècle, le XXème

Bizarrement, ma chère Pye (cf le marathon) m'a rappelé des lignes que j'avais notées il y a peu de temps dans mon carnet. Je vous les livre donc. Question de mémoire.

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jeudi 27 avril 2006

Lesur

comment nous avons écrit un scénario en 42h

lire le début

À chaque applaudissement triomphant des mains dont l'innocence serait à prouver avant le prochain tirage au sort, une fissure supplémentaire creusait son sillon dans le front inquiet des auteurs.
Chacun se félicitait secrètement de la perversité des contraintes qui incombaient aux autres, tout en redoutant que la sienne soit plus vicieuse encore. Preuve était faite que l'esprit humain, quand il s'agit de trouver le moyen de torturer autrui, sait déployer une certaine intelligence...
Les auteurs, un instant solidaires dans l'affliction, échangèrent lamentations et encouragements compassionnels puis, le pas traînant et la démarche lourde, rejoignirent l'instrument de leur punition, qu'ils ne quitteraient plus des yeux 42h durant, leur ordinateur...

à suivre
Houdaer

rétrospective Jean Révol

Superbe rétrospective autour de la peinture et des dessins de Jean Révol (au Palais de Bondy, au dessus de la salle Molière, contre le théâtre de Guignol de Stéphanie, tout contre le quartier Saint-Paul). Jusqu'au samedi 29 avril.



Quand Jean Révol s’est approché de moi pour de me demander si j’avais besoin de renseignements, je lui ai répondu que j’étais venu voler certaines de ses toiles. Belle rencontre.

mercredi 26 avril 2006

Lesur

comment ils ont écrit un scénario en 42h

lire le début

Lorsque l'homme eut enfin repris son souffle et que les auteurs eurent perdu le leur (cf épisode précédent décrivant l'échauffement), la valise s'ouvrit en deux pour déverser son flot de contraintes. Les mains innocentes piquèrent dans ce limon comme autant de mouettes affamées.
Les auteurs, eux, tentèrent de disparaître mais furent arrêtés net dans leur élan de défenestration par la vitre elle-même et reçurent, tête et yeux baissés avec résignation, les contraintes d'écriture qui leur étaient destinées.

à suivre


mardi 25 avril 2006

Ravella

Comment j'ai écrit un scénario en 42H (explication n° 42 et demi)

Passons tout de suite à la contrainte de fin, nous reviendrons sur les autres épisodes par la suite. Comme nous l'a appris un des participants (on ne sait d'où il tenait cette information, mais il l'a donnée pour certaine) dans véritable marathon les coureurs doivent continuer bien après l'arrivée. On les met sur des vélos d'appartement et ils pédalent pendant des heures, faute de quoi ils risqueraient de souffrir de crampes atroces. Aussi bien me voilà depuis deux jours, je continue à imaginer mon film dans ma tête et à le consigner sur la page. Effectivement j'ai évité les crampes. Mais il faudra bien que je m'arrête.
Lesur

comment il a écrit un scénario en 42 heures

 lire le début

L'homme mit 73 minutes pour reprendre son souffle, ce qui nous laissa le temps d'un échauffement corporel et cérébral poussé - désarticulation des doigts, extension de neurones, rotation oculaire...
Il y eut bien quelques facétieuses tentatives d'auteurs pour ouvrir la volumineuse valise mais les mains innocentes réquisitionnées pour tirer les contraintes au sort faisant aussi office de chiennes de garde, la coque plastique ultramarine garda sa virginité pendant 73 minutes. (à suivre)