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Mon Blog

Description de mon blog

jan 09
2006

Prestation de service

Posté par Judith Lesur in non classé 

Judith Lesur

Elle prit son compte de résultat dans la main et joua avec. D'abord de légères dotations, de haut en bas, puis sa gestion courante se fit plus saccadée, presque brusque. Elle vit à l'expression subventionnée de son visage qu'elle ventilait là où il faut. Elle varia les amortissements, et quand elle sentit que le remboursement était imminent, elle s'arrêta pour explorer les fournitures non stockables, jusqu'aux provisions. Elle les malaxa, émerveillée par tant d'honoraires. Elle y appliqua sa bouche, gourmande de cotisation. Le flux d'exploitation pulsait sous ses lèvres, elle y enfonça les dents.

jan 08
2006

Jazz contemporain et Poésie sonore

Posté par 0 in non classé 

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samedi 14 janvier 2006
L’Hirsute Urubu et Patrick Dubost
Centre Culturel Théo Argence
(Place Ferdinand Buisson - 69800 Saint-Priest)

17h00 - Fête des voeux
Faites vos voeux - Goûter poétique et musical
En compagnie de quatre musiciens et un poète, nous partagerons un moment de concert poétique, mobile et actif, où chacun pourra imaginer, écouter et écrire ses voeux les plus insolites.
Entrée Libre

20h30 "Douze Poèmes Musicaux"
Jazz contemporain / Poésie
avec Patrick Dubost (poète performer) et L'Hirsute Urubu [La Tribu Hérisson]



Le programme "Douze poèmes musicaux" réunit un poète sonore et six musiciens dans une sorte de théâtre musical, un salon de lecture mouvementé ou un concert de paroles en sons.
L'écrivain, poète et performer Patrick Dubost démonte, bouscule, assemble et recompose avec minutie les mécaniques du langage, posant sur les mots et le monde un regard tendre, entre drôlerie et questionnement métaphysique.












jan 06
2006

Envie d'ailleurs ?

Posté par Stéphanie Lefort in non classé 

Stéphanie Lefort

Dans un appartement situé au 20ème étage de la tour nord, un jeune-homme se coupait les ongles des doigts de pied.

Quatre étages plus bas, on bambochait. Des gens s’étaient réunis le temps de fêter le 10ème anniversaire de l’association Les feuilles rouges, un groupe de militants communistes plutôt joyeux adeptes du lâcher de tract dans les rues au risque de se faire pincer par des policiers en civil.

Dans la tour sud, on entendait seulement des bruits de vaisselle, signe que le repas, pour la plupart des habitants, venait à peine de s’achever. C’était difficile d’échapper à l’odeur de la viande même si le poireau l’hiver l’emportait parfois.

La nuit était en retard d’une demi-journée. Le temps peinait à se débarrasser d’un brouillard laiteux. Tout était pareil à tout dans un labyrinthe d’ennui mortel et aimable à la fois.

Là, on se mouillait d’amour en cachette.

Ici, les vitres sales dissimulaient le jour.

Partout, les cœurs suintaient l’ailleurs : ça voulait s’en aller mais pour aller où.

jan 06
2006

Décerveler

Posté par Judith Lesur in non classé 

Judith Lesur

Il y a des matins où on se sent "à côté" de soi,
le cervelet flotte mollement dans son jus,
les synapses s'entrebâillent au ralenti,
la migraine galope d'une tempe à l'autre.

migraine

Un mot fait surface, mû par on ne sait quelle lame de fond,
on se dit que ce sera peut-être le début d'une histoire.
On fume une cigarette juste pour sentir s'affoler les neurones,
on se ressaisit mieux face à l'adversité.

décerveler : "Fam. Faire sauter la cervelle. Machine à décerveler. Fig. Rendre stupide."

jan 04
2006

Lyon-Capitale (episode IV)

Posté par Frédérick Houdaer in non classé 

Frédérick Houdaer

Vu sur Arte un documentaire consacré à Eltsine et aux oligarques russes. Pensé à Collomb et aux oligarques Rhône-Alpins qui se partagent le gâteau lyonnais (marchés publics).

L’assassinat de Lyon-Capitale se poursuit. Hier, aucun numéro n’est sorti. Nous avons débarqué dans les bureaux d’Evolem, la société de Bruno Rousset, où Philippe Chaslot, rédacteur en chef du journal, était convoqué pour un entretien de licenciement. Je croyais que les entretiens, c’était pour embaucher quelqu’un…



Caméras de France 3 et de T.L.M étaient présentes. Elles n’empêcheront pas le « nettoyage » de se poursuivre. Libres à certain(e)s de continuer à ne voir là-dedans qu'une histoire d'amour et de désamour entre le maire de Lyon et quelques journalistes (la version donnée par Libé, qui est très exactement la version Collomb, ne se retrouve pas dans les papiers du Monde, du canard enchaîné ou de Gérard Angel). Tant pis pour ceux incapables de voir l'acte le plus liberticide commis par un maire de Lyon depuis...

jan 03
2006

Lecture à Grenoble

Posté par 0 in non classé 

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Le Troisième Bureau présente
Balkan-Baltique 2
Dramaturgies croisées

Lundi 9 janvier 2006 à 20h
Café restaurant La Frise
150, cours Berriat à Grenoble / Tramway Ligne A - Arrêt Berriat
(entrée libre dans la limite des places disponibles)

Lecture publique en présence de l’auteur de
Les Jérémiades de Madame Job
de Calin Blaga
pièce inédite
lue par Enzo Cormann




La pièce : "Je réclame en toutes choses : de la vie, et tout simplement que cela existe. La question de savoir si c'est beau ou si c'est laid ne se pose pas. Le sentiment que l'oeuvre créée est pleine de vie, prime toute autre considération ; c'est l'unique critère en matière d'art." (Georg Büchner, Lenz)
La confession logorrhéique de Viora Job, née Frankl. Souvenirs de triomphes minuscules et d'incommensurables humiliations. Haines et remords, autodérision, imprécations en tous genres, ironie, portraits au vitriol, récit burlesque, gouaille… La vie dans tous ses états, par la bouche d'une morte, dans une langue jetée sur la page comme une blague salace dans un colloque de dramaturgie.
Enzo Cormann

L'auteur : Calin Blaga, vingt six ans, est né à Oradea en Roumanie. Il fait ses premiers pas dans le théâtre en Roumanie, au Lycée d’Art à Oradea, dans une troupe francophone. Parallèlement à des études de lettres à Bucarest (licence), il travaille pendant deux ans avec une troupe d’étudiants « Studio 24 ». Cette troupe voyage au Portugal et aux Pays-Bas où elle effectue des stages et des échanges avec d’autres compagnies. Depuis 2002, il vit à Lyon. Outre un ouvrage romanesque publié en Roumanie (2001), Calin Blaga a écrit à ce jour sept pièces de théâtre :
Natura moarta cu soare cu dinti (Tombeau de femmes)
Au pus pianul pe foc (Ils ont mis le piano au feu, non traduite en français)
O contributie la pacea lumii (Une contribution à la paix du monde, en cours
de traduction)
In America, pasarile (En Amérique, les oiseaux)
Les jérémiades de Madame Job
Attention, souricide !
(Attentie, otrava de soareci !)
In gura lupului (Dans la gueule du loup, non traduite en français)

Prochain rendez-vous : Lundi 13 février 2005, Café La Frise

TROISIÈME BUREAU
Comité de lecture de théâtre contemporain
Le Petit Angle
1, rue du Président Carnot 38000 Grenoble
Téléphone : 00 33 (0)4 76 00 12 30
Télécopie : 00 33 (0)4 76 01 07 69
mailto: Cet e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre navigateur doit accepter le Javascript pour le voir
http://www.troisiemebureau.com

jan 02
2006

m.o.n.o.l.o.g.u.e

Posté par Judith Lesur in non classé 

Judith Lesur

auteur autarcique voire autiste cherche variation même avariée avant avarie de son monologue monolingue à tendance monomaniaque

à bon entendeur...

déc 30
2005

lanterne et brouillard

Posté par Judith Lesur in non classé 

Judith Lesur
merci de cet historique édifiant (cf commentaire du billet "J'hésite") des relations Lyon Cap'/Ville de Lyon qui m'épaissit pourtant le brouillard...

Peut-on concilier amitié (politique) et indépendance (éditoriale) ?
Soutien (financier) et liberté (d'expression) ?
déc 30
2005

Courts circuits

Posté par Valérie Sourdieux in non classé 

Valérie Sourdieux

Pourtant elle avait tout bien fait comme il faut, comme on lui avait dit, mais il n'y avait rien à faire, ça ne marchait pas, ça ne voulait pas fonctionner. Pourtant elle en voyait souvent des gens qui revenaient précisément parce que ça ne marchait pas, d'ailleurs on ne dit pas "ne marche pas, mais ne fonctionne pas, une machine ça n'a jamais marché", alors elle aurait dû être vigilente et surtout faire en sorte que ça fonctionne. En même temps quand on n'a pas le bon matériel, on ne peut pas aller bien loin, on ne peut pas faire ce que l'on veut. Mais comme on dit "un bon ouvrier a de bons outils", mais on dit aussi "les cordonniers sont les plus mal chaussés", alors qui croire???? Elle avait trouvé une autre solution, un autre chemin pour arriver à ses fins et finalement c'était bien ça le plus important. Peu importe les moyens du moment qu'on atteint le but.

Pourtant elle était contrariée, légèrement, par ses retards, ses interférences dans le bon déroulement de son existence. Elle n'avait pas toujours le temps de faire ce qu'elle voulait, pas le temps de lire les messages, d'y répondre, juste le temps d'entendre toujours les mêmes plaintes, "ma machine à expresso ne marche pas", "elle ne fonctionne pas, vous n'avez qu'à vous mettre au thé". Le temps de ne rien faire, juste de voir passer le temps, la veille de Noël, le jour de Noël et puis le réveillon du jour de l'an, les fêtes qui comme chaque fois passaient en triple vitesse. Au fond on passait plus de temps à en parler qu'elles ne duraient en réalité. La dinde aux marrons ou le chapon pour les fines gueules, la bûche, les escargots pour ceux qui aiment, le foid gras, les mandarines, les dattes et les figues, les papillotes, le Père Noël, les repas de famille, les bonnes résolutions, les gueules de bois, les gargouillis dans l'estomac, les maux de tête, les envies de tout envoyer ballader...l'année prochaine c'est décidé, je passe les Fêtes à Marakech, les cadeaux. Parlons-en des cadeaux, c'est jamais les bons, ça ne plaît pas, on l'a déjà offert, ça ne marche pas, pardon ça ne fonctionne pas. Et toute la journée, la même rengaine "vous pouvez le reprendre, ça ne convient pas". Et moi, vous voulez que je vous dise tout ce qui ne me convient pas. Assister au grand défilé derrière son comptoir, essuyer les plaintes, les exlications oiseuses, comme on essuye un tâche de café avant qu'elle ne s'étende, comme on compresserait un hémorragie en somme. Alors forcément, elle n'avait pas le temps, pas toujours l'énergie ou l'envie.

Pourtant on l'avait bien prévenu, de faire attention, de prendre ses précautions, mais voilà, en hiver on tombe souvent malade. On ne peut raisonnablement pas faire le bilan de fin d'année sans tomber un peu malade. Et elle son point faible c'était la gorge, la voix, donc extinction de voix, "ça ne marche pas".... Non ça ne marchait pas, ça ne voulait plus sortir, aucun son, juste un long tiraillement et des glaires à proffusion. Il fallait bien s'y faire à ses courts circuits, à ce qui parasite le bon déroulement de l'existence. Cela ne durerait qu'un temps, comme chaque chose et un jour ça marcherait, ça fonctionnerait, oui, ça coulerait, ça coulerait de source même. Mais en attendant, elle savait que pour cela il n'y avait qu'une chose à faire, prendre de la distance ou pour mieux le dire, prendre de la hauteur et maintenant elle n'attendait plus que ça.

déc 29
2005

R.A.S

Posté par Judith Lesur in non classé 

Judith Lesur
il n'est je
les Russes ont blanches et vers glas ses
lésés crient vain son temps va quand se

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