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P.-O. Dittmar's Blog
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Samedi 11, dans la soirée, il va se passer quelque chose dans le 9eme arrondissement de Paris (Ile de France). Ce sera à l’angle de la rue Milton et de la rue Manuel, ça commencera à 23h dans l’estancot ( ?) « chez Sylvain » et ce sera gratuit.
Sylvana, Victoria, Dalida et Python seront naturellement là ; Sylvana portera, superbe, une robe de lumière au chromatisme changeant qu’elle s’est faite faire sur mesure à partir d’un modèle porté par la chanteuse Sade ; Victoria égale à elle-même, en hôtesse de l’air, dansera, des serpents vivants enroulés autours de ses bras ; tard dans la soirée Dalida s’endormira dans un immense cœur de velours rouge, Python portera alors autour du coup son collier à pointes de diamant, et sur elle son toujours placide regard.
faites tourner
A samedi
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Googlelisme : le blog altérant ALTÉRER, verbe trans. I. Rendre autre, changer, modifier. Empr. au b. lat. alterare (de alter « autre ») « changer (ordinairement de bien en mal) » II. MUSIQUE Altérer un accord. Modifier sa composition spécifique. « Dans les Contrepoints autres que ceux à l'8ve, il est quelquefois nécessaire d'altérer les intervalles en les renversant ». T. DUBOIS, Traité de contrepoint et de fugue, 1901, p. 89. III.[Le suj. du verbe est un inanimé, l'obj. désigne une pers. ou un animal] Donner soif Par extension : « Baldassare ne distinguait pas les gens debout sur le pont [du trois-mâts] qui levaient leurs mouchoirs, mais il devinait la soif d'inconnu qui altérait leurs yeux... » M. PROUST, Les Plaisirs et les Jours, 1896, p. 46.* (feet. Yoann Moreau)
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Au fait, merci à tous, j’ai adoré merci aussi à Rodolphe et Misgav pour le coup de pouce et au fait, j’ai bien réfléchi, cette fois si c’est sûr, Clody, Barbara, je suis près à me séparer de ma foufoune blanche pour ascenseur.  Vous en ferez sûrement un meilleur usage que moi…
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Son appartement mansardé était situé sur les hauteurs. Il s’y rendait les après-midi, lorsqu’il faisait trop chaud pour écrire, trop chaud pour faire la sieste, trop chaud pour tout. Assis à son bureau, face à la fenêtre, il laissait reposer ses yeux sur cette surface immense de toits, de zinc hostile, brûlant au milieu des journées d’été. D'ici la ville lui apparaissait comme une plaine immense et grise, un cortex de zinc.  « La ville est morne et lasse et ne se défend plus ». Sûrement, on avait tout pris à l'envers. Cette forme était issue d'une longue défaite du paysage, d'une soumission. Dans ce plateau passif, ce corps violé, les hommes se sont enfoncés, à force de passage, de frottement. En se succédant inlassablement sur les mêmes lieux, de mères en filles et de pères en fils, ils ont usé la roche, creusé des chemins, des ravines, des vallées enfin. Ils ont, pendant des siècles, emprunté les même trajets pour se rendre le matin au boulot, le soir (car lassés du boulot) à des rendez-vous galants et la nuit (car lassés des rendez-vous galants, quittant des intérieurs devenus silencieux) ailleurs.
« La ville est morne et lasse et ne se défend plus ». Par la fenêtre de son appartement, son regard parcourait ces failles creusées dans le calcaire gris. En bas, le soleil ne pénètre que par accident, au bénéfice d’une orientation favorable : grandes coulées de lumière que chacun goûte comme un événement. Toujours plus bas, toujours plus profond. Chaque pas enlève quelques millimètres de bitume. Dans ces rues, ce n'est pas sur des couches successives de morts, d'ancêtres, que l'on marche, mais dans leurs pas ; dans des rues que bon an mal an ces derniers avaient creusé ; dans des rues, leurs lits de pierre. En bas, la mémoire est verticale. En cherchant la lumière, en se haussant, le regard croise les strates anciennes. Ces cellules abandonnées, tout là haut – les anciens niveaux de sol. Dans les parois, comme fossilisées, des traces de luttes oubliées, des corps de craie. La succession de ressacs et d'encorbellements trahit la résistance du milieu, le combat renouvelé à différentes périodes, entre la pierre et les autres, qui continuent à creuser.  A l’heure de la sieste, la ville est déserte et Madrid semble abandonnée. Les failles sont devenues irrespirables et l’humanité vie dans les parois du monde. Elle ne pratique les rues que poussée par la nécessité. En fait, la ville de demain existe déjà, alors même que rien ne semble avoir changé. Le sol est rongé et le futur a son décor. Des tuyaux sous la terre, obscurs mais bien frais. Perdu dans ses visions d’obscurité et de souterrains, Ramon n’y voyait plus rien. Ce que la nuit était tombé dans les rues. Le moment qu’il préfère : cette demi-heure ou chaque soir sa vision se réalisait avec le plus de justesse ; quand le soleil devenu doux enluminait encore les toits, sa mansarde avec, et qu’en bas déjà milles petits feux luttaient pathétiquement contre l’obscurité. Lorsque son appartement était à son tour devenu sombre, Ramon se levait de son bureau, fermait la porte de la mansarde à double tour, et descendait par les escaliers.   vedere il diaporama :
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bonjour à tous  c'est un essai... j'ai pris un chemin de traverse pour voir, au cas ou...
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