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Posté par Judith Lesur in non classé
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2. Son goût des surprises.
À deux ans, les portes l'intriguaient grandement. On ne savait jamais quand elles s'ouvraient ni ce qui allait en surgir, ou y disparaître. Elles étaient à la fois source d'angoisse et de plaisir, une même porte pouvant, dans un intervalle très court et plusieurs fois de suite, provoquer le rire et les pleurs.
Ses parents durent s'habituer à les manier avec délicatesse car il n'était pas rare que Rodolphe se trouvât juste derrière, à guetter.
Jusqu'au jour où, après une longue expédition à laquelle il ne fut pas invité, sa mère réapparut, une chose hurlante dans les bras.
Il découvrit que le plaisir de claquer la porte était proportionnel à l'agacement qu'il procurait aux autres.
Les analogies entre les gens et les portes ne manquent pas, mais Rodolphe trouve qu'il est beaucoup plus facile de se débarrasser des portes superflues que des gens encombrants, par exemple en les remisant à la cave.