Mon Blog
Description de mon blog
|
Patrick Ravella's Blog
|
|
Description:
No desc available |
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Sous les caves les plus profondes de la Tour, il y a encore des étages. C’est là que se tiennent les générateurs, les chaufferies, les machineries d’ascenseurs et toutes les sources d’énergies de l’immeuble. Maintenant, m’a dit Norbert, tu sais d’où vient le ronronnement qu’on entend dans les caves.
Il m’a montré comment il avait transformé le système en réacteurs. Aujourd’hui la Tour est prête à décoller. Les commandes de pilotage sont au point. Il ne manque plus qu’une toute petite pièce que Norbert n’a pas réussi à trouver, un relais stabilisateur d’assiette.
« Cette pièce devrait ressembler à quoi ? » La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Aujourd’hui, c’était un grand jour pour Monsieur Edmond. À la suite d’un désistement, il venait d’avoir une réponse positive pour son transfert au quatre vingt dix neuvième étage. Onze étages d’un coup, sans compter le plaisir d’avoir encore un étage à désirer. Depuis qu’il m’avait aidé à dessiner mon arbre généalogique, je n’avais pas eu l’occasion de le rencontrer. Il m’a demandé de passer pour une affaire d’importance. Quand je suis arrivé, je l’ai trouvé avec tous ses livres et tous ses registres ouverts. Il y en avait partout, sur les tables, sur les meubles, sur le sol, et de grandes cartes épinglées aux murs. L’appartement était plein de courants d’air, les pages battaient au vent, cela bruissait comme en automne lorsque les oiseaux sont prêts à s’envoler. La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
J’ai dit au Docteur Lopez : « Je ne sais pas si vous allez être content ou pas content. »
Il m’a répondu : « J’espère que tu n’as pas cherché des ennuis au Lycée. »
C’est comme ça qu’il me demande si j’ai pas trop foutu la merde.
Je l’ai rassuré. Et j’ai déroulé ma grande feuille de généalogie. Dessus il y avait tous les éléments trouvé dans le cahier de mémé Suzanne. La feuille était plus grande que le bureau du docteur. La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Belle nuit de pleine lune. Suzanne Bourrache, née Moisson, trente deux ans (deux fois seize) institutrice à RIEZ, se baigne nue dans la rivière Colostre. Elle préfère qu'on ne la regarde pas.
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Ahmed et MARTIN, ça ne va pas super bien ensemble. Et pour quelqu’un qui s’appelle Ahmed MARTIN, comme moi justement, ça attire parfois des remarques. C’est à cause de ma mère qui s’appelle Dorothée MARTIN et de mon père qui s’appelle Mohamed.
J’ai demandé à Dorothée de me parler de lui. Elle a sorti une boîte à souvenirs que je ne connaissais pas, et m’a montré une photo où ils étaient ensemble à Londres, en 1991. OK : ma mère était très belle, et lui plutôt beau gosse.
Voilà ce que me dit ma mère : La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Ce qui me plait avec Norbert Caillat, l’ingénieur c’est qu’il cherche et me permet de chercher avec lui. Il a commencé tout seul au début, par le projet d’un tunnel pour s’échapper de chez lui. Habitant au quarante et unième étage, il affrontait une question complexe. Dans quelle direction creuser ? La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Il y a vraiment des gens bizarres dans cette Tour Parabolique. Mais si je compte bien : à raison de seize appartements par étage, multipliés par cent étages, ça fait beaucoup de monde que je ne connais pas. En moyenne ils sont peut-être parfaitement normaux. Le Docteur Lopez dirait que c’est moi qui choisis ceux que je fréquente, et que mes critères sont plutôt curieux. Moi, je ne suis pas d’accord. Très souvent je préfère être seul. Je descends dans les caves les plus profondes, je reste dans le noir et je réfléchis. La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
En 1907, j’ai été très malade pour la première fois. Je m’en souviens car c’est l’année où José Lopez s’est marié avec la fille Sergent, l’aînée, Amélie. J’avais été invitée à la cérémonie, et je n’ai même pas pu y aller tellement j’avais de fièvre. Il y a eu une grande fête à RIEZ, beaucoup de gens dansaient sur la place, sauf quelques ronchons qui répétaient que ce mariage ne durerait pas, que ça finirait mal parce que José n’était pas du pays. Mes parents ont vraiment eu peur pour moi, pendant un jour ou deux. Le docteur a dit que j’étais trop surmenée. Que j’avais beau être en avance pour mon âge je ne devais pas lire tant de livres, déjà que ça m’usait les yeux, si je continuais ça se porterait au cerveau. Est-ce qu’il n’en avait pas lu des livres, lui, pour devenir docteur ? Moi j’avais déjà décidé que je serai institutrice et ça ne me gênait pas de porter des lunettes.
La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Il y a dans la Tour panoramique un locataire qui monte lentement vers le centième étage. C’est Monsieur Edmond, un ancien pépiniériste. Maintenant il est à la retraite et, comme il aime le dire, il « ne cultive plus que les arbres généalogiques. »
Chaque fois qu’un appartement se libère dans un étage supérieur, Monsieur Edmond demande son transfert, et déménage plus haut. C’est comme ça qu’en dix sept ans il est passé du quatorzième au quatre vingt huitième étage. Attention, il ne monte pas d’un étage à la fois. Monsieur Edmond est juste un opportuniste qui profite des occasions. Bon, s’il avait vraiment eu le choix, il aurait voulu emménager à un an au premier étage, monter d’un cran à chaque anniversaire, et finir au centième après une vie bien remplie. La suite…
|
|
Posté par Patrick Ravella in non classé
|
Avant l’âge de quatre ans, je n’avais pas conscience du temps qui passe. Pour moi, chaque journée restait éternellement intacte, aussi lisse qu’une pomme. La journée du lendemain était, non pas une autre pomme, mais la même, inentamée. Et moi dans le verger je me laissai bercer, insouciante, sur la balançoire où ma mère avait joué avant moi, et sa mère avant elle.
Mais en 1903 ils construisirent la fameuse horloge, juste en face de la maison. Je me mis à quitter de plus en plus souvent le jardin pour sortir dans la rue, car je voulais voir les ouvriers au travail. La suite…
<< Début < Précédente 1 2 3 4 Suivante > Fin >>
|
|
|