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Dec 11
2007
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Nadyne fume...Posté par Denis-Fabien Corlin in Entre-Temps |
Mon Blog
Description de mon blog
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Dec 10
2007
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Il y a un Parfum de Moi qui flotte
Moi est encore dans l’aRmoire vide
Moi vit encorE dans la chambre éteinte
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Dec 10
2007
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Elle entre.
La pièce est vide, des voix muettes crient à l'étouffée.
Le sang qui innerve ses doigts coule dans le murmure des autres. Ces voix qui résonnent à l'intérieur.
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Dec 10
2007
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Dec 10
2007
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Le chaos règne ici.
Le poids du souvenir, des souvenirs passés devenant présent(s). La présence d'autres présents passés. Les gens se suivent ici, et leur vie se ressemble ?
Comment être individu dans un tout ? Dans une masse compacte et étiquetée "banlieue" ?
Ici ?
Comment se rendre sa particularité, sa spécificité ?
C'est l'intime qui sauve cet être. L'espace de sa chambre dominé par l'empreinte des autres Ceux qui étaient ici avant. Avant lui en tout cas
Il y investi alors ses souvenirs son corps son intimité sa sexualité
Il laisse sa trace
Il deviendra empreinte Plus tard
Mais cet individu dans cette masse indifférenciée
difficilement différenciable
qu'on ne veut pas différencier ? ...
a sa vision de l'extérieur qui se rétrécie de plus en plus, il ne veut plus voir l'extérieur, cet extérieur que les autres ont créé pour lui
imposé
Alors il s'y ferme. à cet extérieur. il ne veut plus le voir. il réduit son champ de vision. il l'obstrue. il obstrue son regard. le rend aveugle aux formes géométriques à arrêtes sèches qui dominent sa vue et son être et son corps et son intimité sa sexualité
vide
Il se sent écrasé.
Mais il continue, de temps en temps
A jeter un oeil discret et furtif sur la vie qui se déroule
ici bas, malgré elle
Et alors parfois il se prend à dépasser ces cubes de béton et
il surpasse tout, c'est lui qui domine cet espace de vie
pour ainsi mieux le surpasser et s'en éloigner
pour mieux l'oublier et le transgresser
Il peut rester des heures comme cela
.
.
Il peut rester des heures comme cela
.
.
Il peut rester des heures
.
.
L'angoisse renaît.
De plus en plus forte elle se fait.
Sa chambre est soudainement envahie par les souvenirs.
Les siens. Ceux des autres.
Leur présence semble presque.
REELLE.
Mémoires.
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Dec 10
2007
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De jour en jour... avec Cart1Posté par Denis-Fabien Corlin in Entre-Temps |
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Dec 10
2007
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Entretemps 9Posté par Philippe Puigserver in Entre-Temps |
L’évidence me surprend et m’enivre ; je m’essaie soudain à fracasser une paroi avec le fameux haltère. Le rebond me projette quasiment à terre.
Marie-Noëlle livre le secret des clubs de golf qu’elle veut accrocher au mur ; hommage à son aïeul, teinturier de soie, expert en blanc – 85 variations à son catalogue -, assassiné en 1928 par des sbires à la solde de La Volontaire, domaine qui s’étendait sur toute la colline de La Duchère jusqu’à la fin des années cinquante. La riche famille lyonnaise voulait mettre fin à une histoire d’amour qu’elle jugeait indigne de son blason. Massacré à coups de cannes, le prétendant a mis trois jours à succomber à ses blessures. Cette histoire a plombé la famille pendant des années, lourd tabou qui culpabilisait les victimes. Marie Christmas veut ainsi aider les siens à se libérer du poids du passé qui rend encore mutique son père. Plus tard, j’essaierai de trouver une trace de l’affaire dans le guide des faits-divers de Lyon en vain ; la riche famille a encore bien du pouvoir et a su éviter les arcanes judiciaires pour éviter de maculer son nom. Au-dessus des clubs de golf (transposition des cannes meurtrières et allégorie des nantis), nous pourrions inscrire l’épitaphe « Tué Volontaire ». Les étudiants regrettent que le public ne comprendra pas la portée du symbole. Nous plaidons coupables et revendiquons la part d’ombre de toute création qui permet à chacun d’échafauder son histoire. Nous sommes des justiciers de pacotille qui n’aspirons qu’à un battement d’ailes de papillon ; nous laissons ensuite le hasard démiurge réparer l’injustice comme il le souhaite.
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Dec 10
2007
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Entretemps 8Posté par Philippe Puigserver in Entre-Temps |
Marie-Noëlle a décidé de casser les cloisons et de peindre avec son amoureux. Je n’ai pu la dépanner avec une scie circulaire, elle s’est rabattue sur un haltère que lui a fourni La Hors de. Le soir, elle me demande si je ne connaîtrais pas un technicien efficace et équipé ; elle a les bras en compote, ma peinture est un jaune pisseux impossible à teindre, l’haltère n’a fait que rebondir sur les parois en bois et son amoureux est assurément un homme d’esprit. Bref, tout reste à faire. Enfin, non, elle a tout de même lessivé et passé l’anti-mouches. La satisfaction est maigre mais salutaire ; elle permet de poser un premier jalon et d’en rire. J’imagine la scène torride du couple ivre de peinture et d’amour dans l’appartement #31 du quatrième étage de la barre des mille. La porte blindée en fer, le froid, le plafond qui se décolle, les toilettes croupies, le radeau au milieu de l’océan.
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Dec 10
2007
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Nadyne, la suite...Posté par Denis-Fabien Corlin in Entre-Temps |
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Dec 05
2007
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Nadyne avance...Posté par Denis-Fabien Corlin in Entre-Temps |






















































