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oct 20
2006
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ACTE 2 : "Ceci n'est pas une piste d'envol"Posté par Abdelkader Damani in non classé |
"Dans le monde" - "Hors du Monde". Je ne cesse de penser à ce que Nathalie Veuillet pense. Une fois dans l'appartement je serai « Hors du Monde » et « Hors de la pensée ». Il faudra des mots. Des mots pour son corps. Des mots pour sa chute. Des mots en elle. Et puis des mots « Hors d’elle ». Mais pour le moment : Anachronisme solitaire
« Anachronisme ».
Il y a dans ce qui se prépare, une rencontre inattendue entre l’éphémère et le permanent. A la différence des conventions établies, la permanence ici est confiée à la collection alors que l’éphémère est le propre du musée. Si nous nous arrêtons un instant sur ce qui se passe, nous nous rendons compte que : le « Corps » est éphémère et ce qui l’habite, les œuvres d’arts réalisées pendant la Résidence, est permanent. Il y a là un « état sacrificiel » qui rappelle étrangement le lien longtemps établi entre une « âme » dont la durée est infini et un corps destiné à la destruction. A cela s’ajoute la volonté d’ensevelir les œuvres d’art réalisées dans la destruction finale. Il nous resterait une sorte de rêve inoubliable d’œuvres d’arts perdues à jamais. S’agit-il d’une destruction de l’art ? S’agit-il de la construction d’un souvenir de l’art ? Ou bien avons-nous un espoir presque religieux de refaire vie à partir des cendres ? La question reste la même : nous sommes en présence d’une mort. Le rituel qui s’annonce ne date pas d’aujourd’hui. Nous sommes en train de veiller la « Barre des Milles » comme on veille un mort, et à l’image d’une veillée, les « désirs » se phagocytent entre mémoire et espoir. On se souvient alors de ce qui nous liaient au « mort », on se voit mourir. Les temps se télescopent en nous, dans nous, nous devenons un couloir traversé en tout sens par « La Mémoire, l’Histoire et l’Oubli ».
Mais qu’est ce que l’art si ce n’est se souvenir ?
Nous avons le « temps » dans cet « Entre Temps » de nous saisir de la mort. A l’image des prêtre de l’Egypte antique, enterrés vivants avec leur pharaon, nous sommes « les spectateurs d’une attente » et jusqu’au dernier jour de cette Résidence, notre rôle est d’écrire sur les murs de ce temple « Post - Moderne » ce qui en nous est un tout.
Un tout « Hors De ». Hors des chimères qui miroitent le renouveau à partir des destructions, à l’image de ces "villages publicités" qui annoncent un avenir heureux au pieds des tours à détruire.
A suivre...












