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avr 29
2007
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Ahmed et sa mamanPosté par Patrick Ravella in non classé |
Ahmed et MARTIN, ça ne va pas super bien ensemble. Et pour quelqu’un qui s’appelle Ahmed MARTIN, comme moi justement, ça attire parfois des remarques. C’est à cause de ma mère qui s’appelle Dorothée MARTIN et de mon père qui s’appelle Mohamed.
J’ai demandé à Dorothée de me parler de lui. Elle a sorti une boîte à souvenirs que je ne connaissais pas, et m’a montré une photo où ils étaient ensemble à Londres, en 1991. OK : ma mère était très belle, et lui plutôt beau gosse.
Voilà ce que me dit ma mère :« Il était hydrogéologue. Juste après ta naissance, il est parti à Bamako, pour travailler sur le fleuve Niger. Il n’est jamais revenu. C’est un fleuve très long. Il a peut être dû choisir entre le Niger et l’Amour. » Je sais que le Niger est long. 4167 km. Mais l’Amour est encore plus long. 4368 km. Deux cent un kilomètres de plus. J’entends déjà le Docteur Lopez : « Deux sans Un de plus », et ainsi de suite. Moi si j’étais hydrogéologue… Dans la boîte il y avait d’autres photos, genre vieilles épreuves d’ancêtres en sépia. Une femme très jolie ressemblait beaucoup à maman. Derrière il y avait écrit : « Suzanne Moisson » « C’est ton arrière grand mère. Elle est née en 1899, et elle est morte en 1991, l’année de ta naissance. Elle a même eu le temps de te voir et de t’embrasser. » C’est à partir de là que Maman m’a raconté les aventures extraordinaires de Suzanne : le cheveu dans l’horloge, les guérisons miraculeuses, la découverte des ruines disparues. Je ne voulais pas la croire. Pour me convaincre, elle m’a montré le cahier où Suzanne avait écrit ses mémoires. Et même le petit ressort de l’horloge, qu’elle gardait précieusement tout au fond de la boîte de souvenirs.










