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mar 14
2006
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Retour sur l'impertinence de l'artistePosté par Barbara Prost in non classé |
Par Evelyne Charlon
La pertinence et l'impertinence sont deux notions opposées dans leurs définitions lexicographiques institutionnelles.
La pertinence se rapporte, à ce qui est approprié, au sens, à la raison.
L'impertinence se rapporte à la déviation, à l’insolence, à la critique.
Ces deux concepts ne s'opposent plus dès lors qu'on a la volonté de les appliquer au travail artistique, mais ils se confondent.
L'impertinence semble alors pertinente.
Mais à qui appartient de mesurer la pertinence ou l'impertinence d'une démarche artistique ?
Le public est-il juge ?
L'artiste peut-il seul mesurer la pertinence de son processus de création, du choix et de la cohérence de son travail, de son lieu de création à l'instant T, soit la pertinence de son impertinence.
Quel est le rôle de l'artiste ? Est-il un médium ? Est-il un outil de réflexion ? Son oeuvre doit-elle surprendre ou provoquer le déraillement sensible par l'image ou par le rêve ?
L'artiste est une durite, un catalyseur.
Il se doit de transformer un évènement en oeuvre interprétable par appropriation collective, d'être le vecteur transmissible d'une actualité.
Il est en mesure d'axer son intervention par l'apport d'une foi autre que celle de l'argent, par l'abandon total de son oeuvre. Car l'oeuvre n'est jamais figée, elle se doit d'être amovible, adaptable à l'infini, adaptable à une réalité architecturale, émotive, charnelle.
La pertinence et l'impertinence sont deux notions opposées dans leurs définitions lexicographiques institutionnelles.
La pertinence se rapporte, à ce qui est approprié, au sens, à la raison.
L'impertinence se rapporte à la déviation, à l’insolence, à la critique.
Ces deux concepts ne s'opposent plus dès lors qu'on a la volonté de les appliquer au travail artistique, mais ils se confondent.
L'impertinence semble alors pertinente.
Mais à qui appartient de mesurer la pertinence ou l'impertinence d'une démarche artistique ?
Le public est-il juge ?
L'artiste peut-il seul mesurer la pertinence de son processus de création, du choix et de la cohérence de son travail, de son lieu de création à l'instant T, soit la pertinence de son impertinence.
Quel est le rôle de l'artiste ? Est-il un médium ? Est-il un outil de réflexion ? Son oeuvre doit-elle surprendre ou provoquer le déraillement sensible par l'image ou par le rêve ?
L'artiste est une durite, un catalyseur.
Il se doit de transformer un évènement en oeuvre interprétable par appropriation collective, d'être le vecteur transmissible d'une actualité.
Il est en mesure d'axer son intervention par l'apport d'une foi autre que celle de l'argent, par l'abandon total de son oeuvre. Car l'oeuvre n'est jamais figée, elle se doit d'être amovible, adaptable à l'infini, adaptable à une réalité architecturale, émotive, charnelle.










