Elle n'arrêtait pas de le taquiner, ce qui à son âge proche de la quarantaine s'appelait l'emmerder, et dans ses moments de lucidité, elle m'avouait , "il est trop bien pour moi". C'est exactement ce que je pensais mais je n'osais lui dire car je la pratiquais depuis un certain temps ; il suffisait que je reprenne ses mots pour qu'elle entre dans une de ses célèbres tempêtes. Dans ces cas-là, il ne fallait que l'écouter le plus impartialement possible. Écouter des vérités dans la bouche des autres lui était insupportable quand elle estimait avoir fait assez d'efforts en les formulant elle-même.
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