Laissé en cours de route…

Vendredi, 23 septembre 2005


Intention :

L’actualité, les informations (discours, images), comme autant de mises à jour de l’état du
monde.

Un événement, banal ou connu, se déroule (environ 5mn)

L’action est interrompue par un son puissant (les acteurs se figent)

1ere mise à jour : l’événement (que l’on vient de voir) est traité et résumé sous la forme d’une actualité.

-L’information crée des décalages, donne mille détails inutiles, s’attache à la forme de l’évènement : discours descriptif.

-Sur des écrans de TV, des images traitant de façon spectaculaire ou clichesque ce qui semblait peu de choses (gros plans, effets de flou à la Paris-match, de contre-plongée, reprises de thèmes iconographiques connus…).

Pendant la mise à jour, les acteurs regardent les écrans

L’action reprend un temps plus court puis nouvelle mise à jour (même principe)

Le procédé (action/info) se reproduit plusieurs fois en s’accélérant. L’information se fait chaque fois plus importante, il y a de moins en moins d’action.

Les informations en viennent à décrire des gestes de plus en plus anodins, il y a de moins en moins de chose à dire et à photographier. (outrance du discours, des photos, toujours plus dans le détail, toujours plus descriptif).

Deux fins possibles :
il n’y plus que de l’information, des images
l’action peut reprendre en douce pendant les informations et se résoudre sans que personne ne s’en rende compte.

P.O Dittmar

Histoire d'eau !

Vendredi, 23 septembre 2005

Après avoir prié le ciel pour qu'il ne pleuve pas et essuyé quelques gouttes,
après avoir séjourné au bord de la Saône sur un radeau tout rose et tout beau,
que reste t'il des jours passés?
Des moments qui se passent de commentaires mais ne passeront pas comme ça.
Dans le cours de l'eau, des visages, des mots, de la musique, des rires, des coups de vent, des allers et retours, des piétinements, des hésitations, des moments qui s'éternisent, d'autres qui n'attendent pas...et l'eau qui suit son cours malgré les péniches qui menacent l'embarcation.
J'emporte tout ça en vrac avec moi pour quelques jours à Nantes, à la recherche de l'océan et de son courant, encore une histoire d'eau pour clore un été définitivement impatient du prochain.

Valérie Sourdieux

Le jour d'après

Mardi, 20 septembre 2005

Je me sens comme un soufflé au fromage . Après 4 jours de cuisson, gonflée à bloc, je suis sortie du four, éreintée et heureuse. Schplofff. Me voilà redescendue d'un étage. Il paraît qu'on n'a pas la mémoire de la douleur. Tant mieux. Mais pour ce qui est des moments chauds, veloutés, soufflé au fromage, alors là pas de souci: ça laisse des traces. Ce matin, par ma fenêtre en bord de Saône (ben oui, j'ai de la chance), j'ai vu les jambes d'une femme flotter à la surface de l'eau. J'ai failli appeler la police, mais finalement non. Je n'allais pas leur faire ce cadeau.

puis j'ai dévalé la pente

Lundi, 19 septembre 2005

roulé boulé tangué dans mon cocon

puis d'autres sont venus
à la rescousse des rubans
pour reconstruire le chaos

nous recherchons

Dimanche, 18 septembre 2005

Nous recherchons, pour le tournage d’un film porno tout en style (une sorte d’espèce de version hard de « Angélique, marquise des anges ») quelques comédiennes prêtes à s’engager à corps perdu, et à mettre leurs 500 € de l’Up Date dans le budget du film. Personne sérieuse et musicien barbu priés de s’abstenir.

Titre provisoire :

« Les très sexuelles aventures de Mademoiselle Béjart au temps de Monsieur de Molière »

ou « Jibé Poquelin nique Madeleine B. »

Scène 6 (extrait) :

Intérieur jour. L’intérieur du palais de Versailles (ma grand-mère accepte de nous laisser tourner dans son appart’).

Monsieur le frère du Roi s’ennuie ferme quand TOUT A COUP surgit une troupe de comédiens. À sa tête, Jibé Pokelin dont la tête est mise à prix dans les provinces françaises (il a engrossé trop de fermières).

Pokelin : - Monsieur, permettez-moi de vous présenter ma troupe.

Monsieur le frère du Roi (très las) : - Faites, faites…

Pokelin : - … Permettez-moi de vous présenter nos comééédiennes. A commencer par Mademoiselle Madeleine Béjart. A sa gauche, Mademoiselle X. Suivie de Mademoiselle Y…

Monsieur le frère du Roi (semblant se réveiller) : - Voilà qui est intéressant. Fort bien. Qu’elles nous montrent ce qu’elles savent faire…

Voilà. Je crois que tout est là, la qualité du script, l’intensité dramatique…

Il ne sera pas dit qu’Up Date n’aura pas eu de suite !

Pour tenir le rôle de Monsieur le frère du Roi, j’ai pensé à Pierre Evrot. Si certain(e)s ont d’autres propositions…

Frédérick

COMME A LA NUIT DES MOLIERES

Samedi, 17 septembre 2005

Un grand merci à Karelle Prugnaud, Bertrand Louis et Bob X, respectivement la comédienne, le vidéaste et le chanteur-musicien-borgne-futur-ex-croix-roussien de mon équipe. Ce que nous avons vécu ensemble, je crois que le public l'a senti en voyant notre pecstacle.

Frédérick

un torse

Samedi, 17 septembre 2005

Pour ceux/celles qui ont raté la soirée d'hier au parking...

Il serait bon que quelqu'un mette en ligne une photo de Patrick Dubost performant TORSE NU.

Pour le "Bureau des auteurs", il me paraît également juste que nous disposions d'un agrandissement de cette image.

Frédérick

puis la pente a parlé

Samedi, 17 septembre 2005

moi, assise tout au bord, j'ai écouté
le braille des grands arbres

Jeudi soir...

Jeudi, 15 septembre 2005


Jeudi soir... petit bilan : enfin une journée sans poulet !

Frédérick

UPSIDE DOWN

Jeudi, 15 septembre 2005

il aura fallu UP DATE pour me retrouver la tête à l'envers
il y a une pente disons... pentue
qui commence à se couvrir d'objets indéterminés
il y a des sons qui se rassemblent
il y a six yeux qui me regardent
mais les mots se sont faits la belle
alors je vais m'asseoir sur la pente
je vais regarder les yeux qui me regardent
et je vais attendre que ce putain de texte me pousse
au bout des doigts